Arts martiaux originaires de la chine - Ryokuzan Dojo
26/10/2020
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by Kouassi Ivon GBETO

Vous avez certainement connu plusieurs arts martiaux originaires de la chine à travers le cinéma et vos recherches personnelles. En effet, le cinéma a joué un grand rôle dans la vulgarisation des arts martiaux aussi bien japonais que chinois. Cependant, vous êtes loin d’imaginer la complexité de l’établissement d’une liste exacte des arts martiaux chinois.

Pour cause, ils sont composés de plus de 100 différents écoles et styles souvent désignés par « wushu », « guoshu », « quanfa » ou « boxes chinoises ». Leur classification tient compte de plusieurs spécificités qu’il serait intéressant de découvrir. À travers cet article, entrez dans le monde passionnant des arts martiaux originaires de la chine comme le Tai-chi, le Kung-fu, etc.

Le Tai-chi

En chine, le Tai-chi est pratiqué par tout le monde, sans distinction d’âge. Il s’agit d’un art martial interne, taijiquan en chinois, qui signifie « boxe de l’ombre ». C’est bien grâce à la popularité des arts martiaux originaires de la chine que le monde entier connaît mieux le tai-chi, qui en est un aspect physique.

Cet art est souvent comparé au symbole yin-yang par certains pratiquants qui s’intéressent au taoïsme. En effet, le yin qui est sombre et froid s’entrelace avec le yang, qui est chaud et brillant, comme le montre le symbole en lui-même.

Origine du Tai-chi

Pour revenir sur les origines de cet art martial, les historiens estiment qu’il a été pratiqué pour la première fois entre le 12e et le 17e siècle. Selon la légende, un taoïste immortel appelé San-Feng Chang, serait à l’origine du développement de la discipline, après avoir assisté à un combat ou duel entre un aigle et un serpent.

Il a été agréablement surpris par la défense du serpent à travers ses tactiques. En effet, le serpent contrôlait sa peur et maintenait sa concentration au plus haut point afin de ne rater aucun mouvement de l’aigle. Ainsi, il évitait les coups de bec mortels de l’aigle jusqu’à pouvoir lui porter un coup fatal au niveau du cou, qui le tua sur-le-champ.

Toutefois, plusieurs autres théories affirment que la discipline aurait été plutôt développée au fil des siècles, après diverses disciplines de maîtres de Kung-fu. Par ailleurs, quelle que soit son origine, le tai-chi a un impact aussi bien sur le passé de la chine que sur son présent.

Cinq écoles principales traditionnelles de tai-chi existent et sont nommées par les familles à travers lesquelles elles ont été popularisées. Il s’agit de Sun, Wu, Hao, Chen, Yang. Chaque école a des pratiquants dans le pays et est liée par sa lignée historique aux familles qui l’ont baptisée.

Aujourd’hui, le tai-chi gagne en popularité et on remarque l’émergence de nombreux styles et interprétations, aussi bien en chine que dans le monde entier. Ses avantages sur la santé sont indéniables.

Ce sont des facteurs qui motivent de nombreuses personnes à s’y intéresser. Le tai-chi améliore le fonctionnement cardiovasculaire et respiratoire, ainsi que celui digestif, selon des études cliniques.

Le Kung Fu/Gong Fu

Le Kung fu est utilisé en chinois pour parler de l’effort ou du temps dans un exercice ou un travail, l’habileté, la virtuosité, l’exercice de qualité, la compétence, etc. Une panoplie de films de Hong Kong ont participé à la vulgarisation de cet art martial. Ainsi, nombreuses sont les personnes qui veulent le pratiquer.

L’apprentissage du Kung fu, nécessite de la persévérance et une forte volonté. Des écoles sont disponibles pour vous y aider, il suffit de faire des entrainements réguliers.

 De nos jours, ce nom est de plus en plus utilisé dans le domaine de la boxe chinoise. Dorénavant, en chine populaire, le nom wushu est plus utilisé, car plus précis que le terme Gong fu. Qu’exprime donc ce terme ?

Le Whu Shu

Il s’agit d’un terme qui a été officialisé en République populaire de la Chine. Il est apparu vers le 5e siècle et représente l’ensemble des arts martiaux originaires de la chine. Cependant, à Taiwan, le terme Guoshu est toujours utilisé et signifie « arts nationaux ». Le quanfa, le quanshu et le jiji sont des noms qui sont également utilisés.

Il est important de souligner que le wu shu rassemble les écoles comme Wudang, Emei, shaolin, nord, sud et plus de 300 styles différents avec armes et à mains nues.En effet, la chine possède 56 ethnies diverses. Chaque peuple a mis au point des systèmes de combats très intéressants. Parmi ces peuples, se distinguent les Hui et les Hakkas.

Caractéristiques des peuples Hui et Hakkas

Les Hakkas constituent un peuple nomade. Ainsi, leur wu shu est caractérisé par des postures jambes serrées, leur permettant de ce fait de rester stables au sol. Ils ont aussi créé des boxes comme le Lon Ying, le Jook Lam tong long, etc.

Les Hui par ailleurs, constituent un peuple des provinces du Gansu et du Ningxia. Ce sont des Han qui ont été convertis à l’islam. Ils sont les créateurs des boxes comme le Cha Quan, le Hua Quan, le Hong Quan ou le Xin Yi Liu He Quan.

Styles de wu shu

Les styles de wu shu diffèrent énormément entre eux. Certains combattent à longue distance, d’autres projettent l’ennemi par saisies et d’autres encore préfèrent le combat rapproché. Il y a aussi plusieurs stratégies et diverses distances. Sur ce, voici certains styles de wu shu du nord :

  • Chang quan : long poing ;
  • Hong quan : boxe rouge ;
  • Mizong quan : boxe de la trace perdue ;
  • Tang lang quan : boxe de la mante religieuse ;
  • Ying zhao : serre de l’aigle ;
  • Baji quan : boxe des 8 extrêmes ;
  •  Hua Jia Men ; la porte de la famille Fa ;
  • Fanzi quan : boxe tournante ;
  • Cha quan : Boxe musulmane de l’ethnie Hui.

Voici certains styles du sud :

  • Long ying : boxe du dragon ;
  • Pak mei : boxe du moine sourcil blanc ;
  • Hung gar : boxe de la famille hung ;
  • Wing chun : boxe de wing chun ;
  • Chow gar ; mante religieuse ;
  • Ark fu moon : boxe du tigre ;
  • Um ying kune : boxe des cinq animaux ;
  • Ngo, cho kuen : boxe des cinq ancêtres ;
  • Pak nok kune : boxe de la grue blanche ;
  • Fu zhao pai : boxe des griffes du tigre.

Découvrez certains styles internes :

  • Bagua Zhang : la paume des huit trigrammes ;
  • Taiji Quan : la boxe du faîte suprême ;
  • Neijia Quan : boxe interne de Siming Shan ;
  • Liu He Ba Fa : 6 principes, 8 coordinations.

Vous pouvez remarquer que certaines boxes entrent dans plusieurs catégories simultanément, cela peut arriver. Il s’agit du Choy Lay Fat par exemple, qui est un style sud/nord parce qu’il est une synthèse de 3 diverses boxes. Le Pak Mei quant à lui est un style aussi bien externe qu’interne.

Les boxes chinoises

La multitude de styles ne permet pas une certaine uniformité dans la boxe chinoise. Comme vous l’aurez compris plus haut, nombreuses sont les boxes qui sont issues de cercles familiaux. Les connaissances se transféraient de maîtres à disciples. Aujourd’hui, les styles anciens et modernes se côtoient. Elles sont pour la majorité désignée par « quan “ qui signifie poing ou boxe, ‘pai ‘qui signifie école ou courant et ‘men ‘qui signifie style ou école.

Classification géographique des boxes

Ces boxes sont classifiées selon plusieurs spécificités. En premier, on a une classification géographique. Il s’agit des boxes du nord et des boxes du sud, respectivement Bei quan et nan quan.

Dans le nord, les styles utilisent les poings ou les mains. Ils sont caractérisés par des mouvements non rigides et un relâchement du corps. Dans le sud les styles reposent leur stratégie sur les coups de pieds. Leurs mouvements sont courts et rigides.

Classification interne et externe

Au 19e siècle, un autre classement a fait surface. Il s’agit des boxes internes et externes. Les boxes internes ou neijia regroupent le xing yi quan, le bagua zhang, le liuhebafa et le taiji quan. Les boxes externes ou waijia quant à elles, regroupent la boxe de shaolin et les autres boxes.

Selon une légende, les boxes internes sont nées sur le mont Wudang et utilisent la force interne qui est le ‘qi’. Les boxes externes quant à elles auraient leur origine au monastère de shaolin et utilisent la force musculaire.

Cependant, aujourd’hui, ces croyances ne sont plus d’actualité, car les boxes internes utilisent aussi bien la force musculaire que la force interne et ne sont pas nées sur le mont Wudang. Il en est de même pour les boxes externes qui n’ont pas leur origine dans le temple shaolin.

Un 3e classement intervient :

  • Les boxes modernes sportives ;
  • Les boxes anciennes traditionnelles.

En effet, dès la fin de 1948, les arts martiaux originaires de la chine se sont modernisés selon deux axes divers tels que le sport et les exercices de santé. Certains arts martiaux comme le taiji quan ont connu une mutation pour être une gymnastique douce de santé. Le nanquan moderne est quant à lui devenu une boxe de démonstration comme beaucoup d’autres styles.

Aujourd’hui, l’apprentissage des arts martiaux chinois est de plus en plus en vogue, ce qui a occasionné la création de nombreux centres, écoles ou clubs de formation.

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