L’essentiel à savoir sur les arts martiaux Japonais - Ryokuzan Dojo
19/10/2020
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by Kouassi Ivon GBETO

Encore connus sous le nom de « Budo » en japonais, les arts martiaux font partie intégrante de la culture japonaise. De nouvelles disciplines ont vu le jour avec le temps. Mais c’est du fond des siècles précédents que les arts martiaux japonais encore pratiqués aujourd’hui tirent leurs origines.

Aujourd’hui, ils se sont exportés dans plusieurs pays. Pendant que quelques-uns se sont éloignés de leurs versions originales, d’autres sont restés fidèles à l’âme du Japon.

Pour ceux qui recherchent un art martial pour décompresser après une longue journée de travail ou pour développer une plus grande maîtrise de leur corps et leur esprit, nous faisons un zoom sur les principaux arts martiaux japonais pratiqués en Suisse.

Le Judo

Le Judo (ou la voie de la souplesse) à été créé au Japon par Jigoro Kano en 1882. Il était comme une pédagogie physique, mentale et morale. Pratiqué pieds nus par des « judokas », il a pour but de déséquilibrer l’adversaire pour :

  • L’amener ou le projeter au sol vers l’avant, vers l’arrière ou sur le côté. Un peu comme le roseau le fait avec la neige ;
  • L’immobiliser ou l’obliger à se rendre ou à céder par des techniques de luxations et d’étranglements.

La discipline, qui peut également admettre les frappes et les coups à main nue, a évolué dans le temps pour devenir un sport de combat et un sport olympique.

En France le judo n’est pas loin de devenir un sport national . C’est le 4ième sport le plus pratiqué sur le territoire avec environ 6000 clubs et 600 000 licenciés. Tout comme la Fance le judo gagne de plus en plus d’adeptes à Cugy. Et si vous voulez inscrire vos enfants au judo dans la commune, l’école d’arts martiaux de Cugy continue d’accepter les inscriptions.

Les compétitions de judo s’organisent pour les enfants âgés d’au moins 6 ans. Mais l’apprentissage peut déjà commencer dès 4 ans. Toutefois, si à cet âge, les enfants n’apprennent pas encore les prises de combat. Ils commencent par le code moral, les chutes et la vie de groupe.

Le Karaté

Le karaté est l’un des arts martiaux japonais les plus vieux et peut-être l’un des plus efficaces. Adopté par la plupart des armées et des polices dans le monde il entre aux J.O à Tokyo en 2021.

Pratiqué mains nues (kara = vide ; té = mains), il permet de former le corps et l’esprit à trouver une réponse adaptée à tous les types d’agression, notamment grâce à des techniques de blocage et de contre-attaque explosive reposant sur les armes naturelles du corps que sont les poings, les pieds et les genoux.

Il faut toutefois noter que dans les écoles d’arts martiaux, on interdit au karateka de blesser ou de nuire inutilement. Il ne doit combattre qu’en cas d’extrême nécessité.

En Suisse, le karaté fait partie des arts martiaux les plus appréciés. Non seulement parce qu’au karaté, il y a très peu de lésions articulaires ou d’entorses au niveau de genoux, des épaules, etc., mais parce qu’il est accessible à tous les âges.

En effet, les enfants peuvent déjà intégrer une école d’arts martiaux à Cugy dès 6 ans. Le karaté leur permet de travailler la précision de leurs gestes et de développer leurs interactions sociales. Chez les adolescents et les enfants, il développe leur souplesse, leurs réflexes et leur tonicité. Alors qu’il aide les adultes à entretenir leur équilibre et leur masse musculaire.

Dans tous les cas, un apprentissage tardif réduit les chances de succès pour une pratique  de haut niveau.

L’Aïkido

L’aïkido est un art martial créé autour des années 1920 par Morihei Ueshiba et qui englobe le combat à main nue, le maniement du bâton et du sabre, la maîtrise de la respiration, le contrôle de l’énergie et du mouvement, etc.

Les écoles d’arts martiaux de Cugy qui forment des « aïkidokas »enseignent une large variété de techniques issues de plusieurs arts martiaux japonais exécutées de façon calculée dans le but de contrôler la force, la vitesse et le mouvement de l’adversaire et les utiliser contre lui. Cela permet au combattant de s’élever spirituellement.

L’aïkido sert à préparer le combattant physiquement (rapidité, souplesse, puissance), mentalement (calme en permanence) et techniquement (distance de sécurité, gestion d’attaques simultanées, etc.) aux situations de combat. Toutefois, il ne vise pas principalement la bagarre de rue. C’est un art si complexe que son utilisation en situation de combat réel exige plusieurs années de formation dans les meilleures écoles d’arts martiaux.

Le Kendo

Le Kendo – ou la voie du sabre – est un art martial de combat japonais inspiré de la culture des samouraïs et très proche de l’escrime. Basé sur l’union entre le sabre, le corps et l’esprit, il est pratiqué par deux combattants armés d’un sabre en bambou, vêtus de protections (masques, plastron, gants) et cherchant à se porter des frappes.

La règle du Kendo consiste pour le kendokale pratiquant du kendo – à frapper son adversaire à la tête, à la gorge, à l’avant-bras, au poignet, au flanc. Les techniques enseignées dans les écoles d’arts martiaux comprennent entre autres :

  • Le coup propulsé verticalement au front ;
  • Coup vertical porté sur la ligne du corps ;
  • Le coup droit descendant sur le flanc visant à trancher l’adversaire en deux ;
  • Coup à la gorge donné avec la pointe du sabre.

Chacune de ces techniques exige l’utilisation simultanée du corps, du sabre et le cri – le ki aï –  qui est primordial pour canaliser l’énergie, la diriger vers l’adversaire et montrer la détermination du combattant.

D’ailleurs, dans les compétitions ou dans les exercices en école d’arts martiaux, pour qu’une frappe soit considérée comme un point marqué, celui qui la porte doit pousser un cri (le kaï) et annoncer la partie qu’il a touchée. Cela permet au jury de s’assurer que les frappes portées sont tactiques et non hasardeuses.

Le Kyudo

Le Kyudo (ou la voie de l’arc) est un art martial tirant ses origines du tir à l’arc guerrier. Il mélange des éléments du zen, du confucianisme, du taoïsme et shintoïsme et exige de l’étudiant qu’il transcende à la fois son corps et son esprit à travers une chorégraphie codifiée visant à harmoniser l’équilibre du corps et la discipline de l’esprit.

Concrètement, l’étudiant qui s’inscrit dans une école d’arts martiaux pour apprendre le kyudo doit apprendre à faire passer une flèche dans une feuille de papier en déployant une énergie spirituelle intense et un minimum de tension musculaire. L’autre versant de la pratique consiste pour l’étudiant à prendre conscience, pendant le tir, du contexte social (l’environnement, les personnes présentes, etc.) dans lequel il va tirer.

Le tir se déroule en 8 phases consécutives – connues sous le nom de « hassetu » – qui permettent à l’archer d’organiser ses mouvements :

  • Enracinement des pieds ;
  • Affermissement de la posture ;
  • Eveil de la vigilance ;
  • Elévation de l’arc ;
  • Extension répartie ;
  • L’union ;
  • La séparation ;
  • La persistance de l’esprit dans l’exécution du tir.

Le Sumo

Généralement considéré comme le sport national japonais, le sumo est un sport de lutte dans lequel les lutteurs –appelés rikishine doivent être en contact avec le sol qu’avec la plante de leurs pieds. Dès qu’une autre partie du corps d’un lutteur touche le sol, ilest déclaré perdant.

Si au Japon, le Sumo est réservé aux plus gros, les écoles d’arts martiaux françaises ont démocratisé la discipline, de sorte que les poids lourds, les poids légers, les adultes, les enfants, les filles ou les garçons peuvent s’y faire former. Les corps-à-corps qui ne durent que quelques secondes permettent aux pratiquants de développer :

  • La souplesse ;
  • L’agilité ;
  • L’équilibre ;
  • La technique qui tend à l’emporter sur la force.

Il faut aussi noter que même si la lutte oppose deux colosses qui se heurtent et s’empoignent dans une violence ritualisée caractéristique de l’art, le sumo ne repose pas sur l’usage de la violence. Elle repose sur un ensemble de 48 différentes techniques connues sous le nom de « kimarite »et enseignées à l’école d’arts martiaux de Cugy.

Par exemple, durant le combat, il est interdit de :

  • Se frapper avec le poing fermé ;
  • Tirer par les cheveux ou s’agripper ;
  • Se toucher les yeux, le plexus solaire ;
  • Retourner les doigts de l’adversaire ;
  • Se saisir par la gorge ;
  • Heurter les oreilles de l’adversaire avec les paumes;
  • Etc.

Selon la tradition japonaise, la hiérarchie du Sumo est composée de 6 grades dont le plus élevé  – celui des yokozunaconfère un statut presque divin, statut que le titulaire conserve toute sa vie et qui fait entrer son nom dans l’histoire. C’est donc un art martial qui confère la dignité, contrairement à ce que l’on pourrait être amené à penser.

Si vous envisagez vous inscrire dans une école d’arts martiaux pour apprendre l’une de ces disciplines, n’hésitez donc pas. Le corps, l’esprit, l’âme et la société, tous seront gagnants.

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