Les arts martiaux originaires du Brésil - Ryokuzan Dojo
22/11/2020
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by Kouassi Ivon GBETO

Les arts martiaux fascinent beaucoup de personnes à travers le monde entier. Ils se caractérisent par une complexité de mouvements qui sont propres à chaque art martial. Aussi, la beauté qui s’en dégage constitue une grande source d’attrait. Les arts martiaux ont diverses origines au nombre desquelles les arts martiaux originaires du Brésil.

Nous vous proposons d’entrer dans le monde des arts martiaux originaires du Brésil. Il s’agit d’une richesse culturelle dont certains centres ont su tirer profit. Vous le remarquerez certainement en suivant des cours d’arts martiaux à Cugy !

La Capoeira

La Capoeira est un des arts martiaux originaires du Brésil. C’est un art qui en rassemble plusieurs autres dans sa pratique. Elle tire son origine de l’époque de l’esclavage. En effet, certains mouvements retrouvés dans la Capoeira étaient utilisés par les esclaves dans le but d’échapper aux coups qui leur étaient portés.

En dehors de ces mouvements de parade, cet art martial fait intervenir des acrobaties ainsi que de la danse, de la musique et du chant. La pratique de la capoeira repose principalement sur des techniques de frappe qui vous seront certainement enseignées aux cours d’arts martiaux à Cugy.

Techniques de la Capoeira

Dans sa pratique, cet art martial consiste à donner des coups de pieds, de tête ou de poings à son adversaire. Ce qui caractérise la capoeira et la rend unique c’est le fait que sa technique ne prend pas en compte un blocage de l’ennemi.

Autrement dit, le pratiquant ne pense pas réellement à bloquer son partenaire de combat. Plutôt que de bloquer ses attaques, le pratiquant s’emploie à les esquiver. Il s’agit de la particularité de la capoeira. Aussi, les acrobaties réalisées pendant la pratique de la capoeira constituent des techniques d’esquives idéales. Elles favorisent l’embrouillement de l’adversaire.

En cas d’apprentissage de la capoeira, le pratiquant doit passer par trois phases. La première consiste à prendre connaissance des techniques de base de cet art martial. Ces techniques se reposent sur la ginga et devront être maîtrisées par le pratiquant. Une fois que les techniques sont maîtrisées, le pratiquant devra s’intéresser aux séquences de la capoeira.

On compte 8 séquences qui seront réalisées par ce dernier accompagné d’un autre pratiquant. Ces séquences doivent être nécessairement réalisées à deux.

La troisième phase de la capoeira se nomme la roda. Il s’agit de la partie la plus importante de l’art martial. Durant cette phase, les pratiquants devront s’affronter dans un face à face. Chaque participant est amené à montrer à l’autre l’étendue de la maîtrise qu’il a acquise de l’art martial.

L’affrontement se déroulera de façon à ce que les deux participants ne se blessent pas. Il convient de préciser que la pratique de la capoeira exige des pratiquants qu’ils ne touchent le sol qu’avec leurs mains et leurs pieds.

Le Jiu-Jitsu

Le jiu-jitsu est une discipline martiale brésilienne, mais pas tout à fait. En réalité, elle tire son origine du judo. Le jiu-jitsu a été créé par un brésilien qui s’est servi du judo comme base. Il avait eu la chance de se faire enseigner le judo par Mitsuyo Maeda.

La bénéficiaire appelée Gracie a par la suite décidé de l’enseigner à ses frères. Il y en avait cependant un qui par son physique brillait moins que les autres dans la discipline. Il était en effet plus petit et disposait de ce fait d’une limite physique par rapport aux autres.

Étant plus faible que les autres, il décida d’adapter son judo à son physique. Par la même, il y inséra l’esprit brésilien. C’est de ce façonnage qu’est né le jiu-jitsu brésilien. Bien que cette discipline tire son existence du judo, ils sont tous les deux différents.

Techniques du Jiu-Jitsu

Alors que le judo vise la mise au sol de l’adversaire puis son immobilisation, le jiu-jitsu prône la soumission de celui-ci. En effet, à l’inverse de la majorité des arts martiaux, le jiu-jitsu se pratique au sol. Sa pratique consiste à soumettre l’adversaire par des mouvements de clés qui peuvent s’avérer particulièrement douloureuses. Ce sont des nuances de combats qui sont enseignés aux cours d’arts martiaux à Cugy.

Le jiu-jitsu se caractérise également par un combat qui se déroulera essentiellement au sol. Sa pratique se fera sur un tatami. Cet art est surtout utile aux personnes relativement faibles physiquement pour se défendre efficacement. À l’image du judo, c’est des ceintures de couleurs qui sont utilisées afin de marquer le niveau d’un pratiquant.

Couleurs de ceintures utilisées pour le Jiu-Jitsu

Notons qu’un groupe de ceintures est associé à une tranche d’âge précise de pratiquants. Ainsi, pour des pratiquants de moins de 16 ans, ce sont les ceintures de couleurs suivantes qui sont utilisées :

  • Blanche ;
  • Grise ;
  • Jaune ;
  • Orange et
  • Verte

Pour des pratiquants ayant plus de 16 ans, ce sont les ceintures des couleurs ci-après sont utilisées :

  • Blanche ;
  • Bleue ;
  • Violette et marron

Lorsque les pratiquants ont au-delà des 19 ans, ce sont les couleurs noires et rouges qui sont utilisées.

Les pratiquants du jiu-jitsu

Notons que le jiu-jitsu convient aux personnes de tous les gabarits. Il est surtout recommandé aux personnes présentant un physique moins imposant que la majorité. C’est une discipline qui va leur permettre de se défendre aisément malgré leur faible apparence. Il leur suffit de pousser stratégiquement l’adversaire à se retrouver au sol.

Lorsque c’est chose faite, le gros du travail est accompli. Il ne reste plus qu’à immobiliser ce dernier en utilisant des techniques d’étranglement. Des clés d’articulation seront également utilisées dans le cadre de l’immobilisation de l’adversaire. Les coups de poing et ceux de pieds sont cependant interdits d’utilisation dans cette discipline.

Vous en saurez plus en suivant des cours d’arts martiaux à Cugy. Ce sont des professionnels qui se feront une joie de vous former de la meilleure des façons.

L’uru-can

L’uru-can est un art martial du Brésil qui doit son existence à l’armée brésilienne. Il a été mis en place grâce à l’agencement de plusieurs autres arts martiaux de diverses régions. Au nombre de ceux-ci, nous avons le jiu-jitsu, le judo, le karaté et le taekwondo. Cet art brésilien a été créé par Paulo César da Silva Lopes.

C’est un officier de l’armée de Rio de Janeiro au cours des années 70. Si l’uru-can a vu le jour grâce à cet officier, c’est pour des raisons particulières. En effet, ce dernier estimait que les méthodes de combats enseignées aux officiers n’étaient pas assez bonnes. Selon son analyse, ces techniques de combats ne leur permettraient pas de faire face à de réelles situations de combat.

Suite à cette réflexion, l’officier décide de s’associer avec deux autres membres de l’armée dans le cadre de la création de l’uru-can. Grâce à leurs connaissances, ils se sont employés à mettre au point des techniques de combat qui associaient différents arts martiaux. Il faut préciser que l’uru-can est un des arts martiaux originaires du Brésil particulièrement violent. Sa pratique ne tient pas compte des mesures de sécurité propres aux arts martiaux. Ici, le pratiquant a la liberté d’employer des méthodes violentes pour battre son adversaire.

Techniques de l’uru-can

La pratique de uru-can implique d’apprendre à faire tomber l’adversaire. Une fois que celui-ci se retrouve au sol, les moyens nécessaires doivent être mis en œuvre pour qu’il soit vaincu. Toutes les méthodes sont ici bonnes pour battre l’adversaire. C’est une discipline mortelle qui implique un don de soi intense.

Dans l’uru-can, le pratiquant apprend à se défendre à l’arme blanche. Aussi, l’uru-can se compose de sept bases fondamentales enseignées aux pratiquants. Leur rôle sera de participer à l’amélioration des techniques de combat du pratiquant. Leur apprentissage permet de rendre les techniques de combat le plus parfait et précis possible.

Ces bases se distinguent comme suit :

  • La pose du cavalier : Cette base consiste à prendre une pose imageant la posture que l’on a lorsqu’on se tient sur un cheval ;
  • Le chien : la réalisation de cette base implique que le pratiquant doit s’asseoir comme le fait un chien. Ses jambes doivent être légèrement écartés l’une de l’autre ;
  • Le scorpion : Cette posture est un peu plus complexe. Ici, le pratiquant doit s’employer à imiter un scorpion. Il doit pour cela fléchir une de ses jambes tout en maintenant la seconde droite. Sa jambe restée à l’arrière représente la queue du scorpion et l’imite ;
  • La mante religieuse : C’est un mouvement de base qui se rapproche sensiblement de la technique de kung-fu ;
  • Le chat : Ce mouvement consiste à se comporter à la manière d’un félin. On y apprend comment bouger comme un félin, les techniques qu’utilise l’animal pour bondir sur ses proies et les attaquer ;
  • Le serpent : Ici également, le serpent est imité par le pratiquant. Celui-ci apprend comment se déplacer sur le côté puis tourner tout droit à l’image du serpent qui s’enroule.

Il convient de comprendre qu’en dépit de son aspect relativement violent, l’uru-can permet d’être armé pour des situations de la vie réelle. Afin que cela soit réellement effectif, les pratiquants sont soumis à des exercices d’applications qui les mettent en situation de réalité. Si vous décidez donc de vous y essayer, les cours d’arts martiaux à Cugy constitueront un bon guide.

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