Les différents arts martiaux coréens - Ryokuzan Dojo
02/11/2020
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by Kouassi Ivon GBETO

A l’instar de nombreuses régions asiatiques, la Corée a su développer au fil des siècles, divers arts de la guerre. Reposant sur des pratiques et méthodes de combat militaire, armées, ou à mains nues, ces arts de la guerre ou arts martiaux coréens, ont des buts précis : l’autodéfense, le loisir culturel, les compétitions sportives et le développement personnel.

Parmi les arts martiaux les plus connus au pays du Matin frais, figurent le hapkido, le taekwondo et le taekkyon qui est inscrit au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

En effet, en 1935, des archéologues japonais découvrirent deux tombes royales sur les plafonds desquels des positions et techniques de combat étaient représentées. Cette découverte attesta qu’il y avait des arts martiaux originels à Goguryeo.

Outre le légendaire Taekwondo coréen, de nombreux autres arts martiaux coréens existent. Découvrez quelques-uns de ces arts martiaux et laissez-vous inspirer afin de prendre des cours d’arts martiaux dans notre école si vous résidez à Cugy !

Le Tae Kwon Do : l’art martial coréen par excellence

Le Tae Kwon Do est né en avril 1955. C’est le fruit du travail du Général Choi Hong Hi et d’une longue tradition martiale. En effet, dans la pratique, le Tae Kwon Do possède deux aspects différents, le combat et la technique. Ils peuvent être séparément pratiqués, mais sont complémentaires pour appréhender l’aspect martial de l’art.

Ces 2 pratiques utilisent le Do Bok, une tenue qui se différencie des autres par un léger tissu en col V. Par ailleurs, l’aspect traditionnel du Tae Kwon Do est dans la pratique des techniques de :

Cet aspect est assez développé et comprend beaucoup de frappes, de projections et de blocages. Vous pourrez apprendre certaines de ces pratiques en suivant des cours d’arts martiaux coréens dans notre école dojo à Cugy.

Dans son aspect de combat, le Tae Kwon Do est surnommé l’escrime des jambes, car il est quasiment basé sur ces techniques. Concernant les protections, elles sont nombreuses et obligatoires : casque, protège avant-bras et tibias, plastron, coquille génitale, gants fins pour protéger les poings.

Le Hwarang Do moderne

Cet art martial coréen a été créé en 1960 par Lee Joo Bang. Il aurait étudié l’art du Hwarang Do ancien avec le 57e grand-maître, Dosa Suahm, le moine bouddhiste. Le Hwarang Do ancien serait donc un art martial créé par le moine Bopsa Won Kwang à l’époque des trois royaumes. Après plus de 20 ans d’entraînement, Lee Joo Bang a le titre de « 58e grand-maître » et fonde donc la Hwarang Do association. La pratique de cet art se subdivise en 4 points importants :

  • La force externe, le Wae Gong ;
  • La force interne, le Nae Gong ;
  • Le travail des armes, le Moo Gi Gong ;
  • La puissance du mental, le Shin Gong.

Cette pratique inclut aussi la digipuncture, la recherche de facultés supranormales et l’acupuncture.

Le Choi Kwang Do

Créé en 1987 par Choi Kwang Jo, c’est un art martial coréen à part entière souvent assimilé à un style de Taekwondo sauf qu’il en est bien différent. Le style est basé sur la flexibilité et la fluidité des mouvements. Pour y arriver, Kwang Jo Choi utilise des étirements du Yoga pour développer la flexibilité de ses apprenants ou praticiens. Il a été développé pour améliorer l’autodéfense et favoriser le bien-être.

C’est un système d’art très efficace dans le monde. Il est facile à apprendre, naturel et permet de contrôler votre corps.  Si vous désirez le pratiquer ou pratiquer tout autres types d’arts martiaux coréens, vous pouvez prendre des cours d’arts martiaux à Cugy, de nombreux coachs expérimentés vous y attendent.

Le Kuk Sool Won, un des arts martiaux purement coréens

Créé en 1961 en Corée par Kuk Sa Nim, le Kuk Sool Won est un art inspiré de divers autres. En effet, Kuk Sa Nim a découvert le Koong Joong Mu Sool en 1945. Plus tard, il a étudié le Sado Mu Sool et le Buldo Mu Sool. Sous la tutelle de Wang Tai Eui, il compléta sa formation en Koong Joong Mu Sool, puis fonda en 1975 la World Kuk Sool Won Association basée à San Francisco, avec Kenneth Duncan.

Le So Bahk Do, institué par Hwang Kee

Il a été créé dans les années 1950 par Hwang Kee, le créateur du Tang So Do et du Moo Duk Kwan. En 1943, il y avait eu une tentative de rassemblement des différents arts sous le nom de Soo Bahk. Plus tard, Hwang Kee a décidé de donner le nom de Soo Bahk Do à son art, après l’avoir fait considérablement évoluer. C’était en l’honneur de l’ancien Soo Bahk.

Vers la fin des années 60, Hwang Kee s’est installé aux États-Unis. En effet, dans ce pays, le Soo Bahk Do compte des milliers de personnes pratiquantes. Il est par ailleurs représenté en France depuis 1989 par les frères Choi Eui Jun et Choi Eui Sun, d’anciens disciples de Hwang Kee.

Le Taekkyun

Le Taekkyun est un art martial coréen pratiqué sans arme. Il est exercé par les Coréens depuis les temps immémoriaux. Les Coréens considèrent cet art comme la forme originelle de tous les arts martiaux coréens. Le Taekkyun était réservé auparavant à une caste dirigeante militaire.

Le taekkyun est souvent assimilé au taekwondo. Or, ces deux sports sont différents par leurs règles, techniques et apparence. En effet, la puissance et l’énergie du Taekkyun s’obtiennent à travers une harmonisation rythmée de mouvements élastiques de la taille et l’harmonisation des flexions.

De façon générale, le Taekkyun s’exerce en poussant le visage de son adversaire ou son corps, ou en lui faisant perdre équilibre par des attaques aux jambes. Quand l’adversaire attaque, il est possible de lui pousser les jambes ou de les crocheter. Les combattants doivent se déplacer avec des mouvements de pieds cadencés d’avant vers l’arrière.

La philosophie du Taekkyun est conforme aux caractéristiques et à la culture coréenne. Elle a pour objectif de faire prospérer et vivre en harmonie, un ensemble de personnes. Cet art martial contribue ainsi à la recherche du bien-être humain et de la paix.

Le Hapkido, un art martial coréen à apprendre

Le Hapkido est un art martial coréen qui repose sur la notion métabolique du corps humain. Grâce à cet art, vous apprenez à faire face à votre adversaire sur les plans énergétique, mental et physique. Les jambes sont les plus sollicitées avec cette cet art martial. En effet, la force de l’Hapkido repose sur l’étude du contrôle du corps par les articulations, la maîtrise de votre adversaire par la frappe des points vitaux et l’étranglement. Le but est de maîtriser et de contrôler l’attaque d’un adversaire au lieu de le vaincre.

Le Hapkido permet de tonifier l’ensemble de votre silhouette. Cet art permet l’activation des systèmes cardio-vasculaire et cardio-pulmonaire. Il améliore la condition physique générale, la rapidité, l’agilité, la souplesse. Enfin, il améliore la confiance en soi. Par ailleurs, prendre des cours d’arts martiaux à Cugy vous permettra de développer toutes les aptitudes ci-dessus présentées.

Le Tang Soo

Ce terme remonte à la période Sylla. En effet, « la voie de la main chinoise », le Tang Soo Do a été créé par Hwang Kee en 1945. Il affirma qu’il avait créé cet art à partir de la lecture de vieux textes de Subak. La première école qu’il créa fut le Moo Duk Kwan à Séoul en 1945. L’histoire du Tang Soo est divisée en deux.

Quelques années plus tard, certaines écoles se sont mises ensemble sous le nom de Taekwondo. Hwang Kee a refusé d’y adhérer, décidant ainsi d’une évolution séparée du Taekwondo et du Tang Soo Do aussi bien en Corée que sur le plan international.

Aux USA, les personnes reconnues et  pratiquantes du Tang Soo sont Richard Magdaleno, Chuck Norris, David Praim, Ted Masson et Kim Cs Ce dernier a découvert l’art en Corée sous la houlette de Kim Song Ki. En effet, cet art martial met l’accent sur la pratique de katas, des mouvements d’autodéfense et sur la discipline.

Le Bulmudo

Le Bulmudo est une gymnastique coréenne ancestrale. Elle a été fondée par les moines bouddhistes et le moine Yang IK. La signification de bulmudo est « arts martiaux bouddhistes », avec « bul » pour arts martiaux et « mudo » pour bouddhistes. Cet art a été modernisé par Yang IK grâce à des techniques anciennes des monastères, dans le temple de BEOMOSA en 1940.

Cet art n’est rien d’autre qu’une gymnastique conçue et pratiquée par les moines. Ill peut être pratiqué de manière religieuse ou pas. Ainsi, la relaxation et la méditation font partie intégrante du Bulmudo. Il est classé dans la catégorie des arts martiaux internes.

Le Hoshin moosol

Il s’agit d’un art martial coréen fondé à partir d’autres arts martiaux. Créé en 1996, il est inspiré de techniques de Taekwondo, de l’expérience et la pratique de Lee Kwan Young et de l’Hapkido.

La self-défense est un point très important, pour ne pas dire le point fort du Hoshin moosol. De plus, maître Lee Kwan Young réside en France et enseigne en région parisienne. Il reste l’un des pionniers des arts martiaux coréens en France.

Le Subak

Le Subak est un art martial coréen ancestral. Il fait partie des arts martiaux ayant des origines très lointaines. En effet, le Subak était parmi les premières matières enseignées du Hwarangdo. C’était la matière à travers laquelle les combattants apprenaient à se battre à mains nues. « Su » signifie la main et « bak » signifie une frappe, un coup.

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