Les arts martiaux originaires de l’Inde - Ryokuzan Dojo
22/11/2020
  • 0
  • 0
by Kouassi Ivon GBETO

Il existe autant de sports de défense et de styles d’arts martiaux, que de peuples ! Ainsi, à l’instar de la chine, du Japon, du Brésil, etc., il existe d’innombrables arts martiaux originaires de l’Inde. Ces derniers seraient même à l’origine de diverses techniques de combat telles que le Kung-fu, le Wu Shu, etc. 

Il serait important de replonger dans l’histoire des arts martiaux indiens, pour découvrir diverses techniques et enrichir les connaissances. Vous serez peut-être motivé à travers ces découvertes, à prendre des cours d’arts martiaux dans notre école à Cugy !

Le Kalarippayattu

Le Kalarippayattu est l’un des arts martiaux originaires de l’Inde, précisément du sud au Kerala. Selon certaines légendes, cet art est le plus ancien au monde et serait la source d’inspiration des moines Shaolin, pour le Kung-fu.

Kalarippayattu veut dire en langue dravidienne, « le lieu des exercices », Kalari. Cela veut aussi dire gymnase ou arène et Ppayat, combattre, pratiquer, s’exercer. Par ailleurs, les Gurukkal sont des guerriers et des médecins, mais ils sont aussi les gurus de Kalarippayattu. Ils sont censés maîtriser les techniques qui soignent, mais aussi celles qui tuent.  

Cet art a été enseigné pendant plusieurs siècles au KERALA. Il trouve ses racines dans la culture indienne et a une grande influence sociale. Il s’agit d’un art du mouvement à travers lequel la flexibilité, la dynamique et la connaissance parfaite de soi sont mises au premier plan.

Le Kalarippayattu entraîne la flexibilité, l’endurance, la force, l’augmentation de la  Conscience physique, de la conscience de soi et de la concentration. Votre corps entier est formé et sensibilisé à l’attention et la vigilance. Votre corps devient l’œil pour l’unité de l’esprit et du corps.

Cet art convient à tout le monde. Il est quand même plus recommandé aux enfants et à ceux qui pratiquent les activités telles que la danse, l’athlétisme, le Yoga, etc. En effet, à travers un ensemble d’exercices physiques et l’apprentissage de diverses positions, vous obtenez la force et la flexibilité. C’est aussi le cas grâce aux cours d’arts martiaux à Cugy, dans une école qui enseigne des techniques originales d’art martial.

Le Kalarippayattu est souvent pratiqué sous terre, ou dans une salle de 14mètres sur 7 appelée le Kalari. Il est caractérisé par des noms d’animaux ainsi que des positions assez basses et de nombreux sauts assez hauts.

Les différents styles du Kalarippayattu

L’importance est de savoir qu’il y a deux styles différents de Kalarippayattu. Il s’agit du style du Nord, Vadakkan et de celui du sud, Thekkan. Récemment, un troisième style est né, le Madhya Keralam. Il est principalement pratiqué dans le centre du Kerala.

Au niveau des deux premiers styles, une dizaine d’armes sont enseignées entre les dix-huit qui étaient autrefois étudiées. Figurez-vous que dans la tradition locale, il fallait de nombreuses années pour arriver à maîtriser une seule arme.

La formation Kalari est faite en 4 étapes qui sont :

  • Le travail du corps, Meythari ;
  • Le combat aux bâtons, Kolthari ;
  • La lutte avec les bras métalliques, Ankathari ;
  • Le combat à mains nues, Verumkai.

Le Gatka

Le Gatka est l’un des arts martiaux originaires de l’Inde de la région du Punjab. C’est un combat un bâton ; ces derniers étant utilisés pour simuler des épées. Le Punjabi Gatka fait allusion au bâton de bois qui est utilisé.

Cet art martial peut être un rituel (ratmi), ou un sport (Khel). Tel qu’un sport, il se joue par deux adversaires qui tiennent des bâtons de bois pouvant être assimilés à des boucliers. Ce n’est que lorsque l’adversaire entre en contact avec le bâton que les points sont marqués.

D’autres armes ne sont pas utilisées pour ce type de combats, mais les techniques sont enseignées à travers une formation aux formes. Si vous désirez apprendre tout type d’art martial, vous pouvez prendre des cours d’arts martiaux à Cugy.    

La forme rituelle du Gatka est à termes démonstratives et est interprétée à travers la musique dans des réjouissances comme les mariages. Elle est aussi jouée lors des représentations théâtrales comme la danse Chhau. Par ailleurs, il est appelé gatkabaj, quelqu’un qui pratique le Gatka.

Pour la petite histoire, le gatka est un style d’arts martiaux originaires de l’Inde depuis des siècles. Même si c’est la tradition des combats Khalsa qui le maintient en vie, c’est le gourou HARBOGIND qui, lors de son ordination, a reçu deux épées. Les Piri, pouvoirs spirituels et les Miri, pouvoirs temporels.

Grâce à ces natures établies des Sikhs, le Gatka est devenu une discipline mentale, physique et spirituelle et l’épée est son arme principale. Ceux qui pratiquent cet art apprennent l’usage des mouvements ensemble avec le verset Gurbani et en conformant l’esprit et le corps aux paroles des gourous.

Les mouvements du Panthra

La Panthra est un mouvement en 4 étapes qui est basé sur la coordination entre le mouvement des pieds, le mouvement des armes et la coordination entre les blocs défensifs. Il s’agit de la fondation du Gatka dont l’idée principale est de devenir fluide entre les prouesses physiques, la sensibilité spirituelle et l’acuité mentale. En effet, il s’agit d’atteindre un parfait équilibre en étant sur-le-champ de bataille.

Afin d’atteindre aisément ce rythme et cette fluidité, la Panthra est enseignée au rythme et au vers du Bani, Jaap Sahib. Chaque arme que vous manipulez devient une extension naturelle de votre corps et se conforme à la volonté de votre esprit. Elle se conforme aussi aux récitations silencieuses de l’esprit par les paroles de Gourou.

Au-delà d’un simple art martial, le Gatka est un des puissants arts martiaux originaires de l’Inde transmis de génération en génération. Il est enseigné comme un art complet, esprit-corps-spirituel. À travers le monde existent de nombreuses écoles qui entretiennent cet art et le transmettent tel un héritage martial.

Si vous recherchez des arts martiaux qui vous permettent de faire appel aussi bien à votre mental, votre esprit et votre corps, n’hésitez pas à venir prendre des cours d’arts martiaux à Cugy. Des coachs qualifiées vous y attendent, peu importe votre âge. Vous pouvez ainsi vous y rendre avec vos enfants pour les initier assez tôt aux arts martiaux tels le Judo, le Taekwondo, etc.

Le Kushti

Plus proche d’une lutte traditionnelle que d’un art martial, le Kushti, encore appelé Pahlavani est d’origine indienne. C’est une lutte traditionnelle dans laquelle l’on s’enduit le corps de terre. Il s’agit d’un rituel de haute lutte qui va au-delà du sport. L’entrainement se fait dans l’Akhara, une fosse remplie de terre de diverses couleurs, jaune à Varanasi, rouge à Kolhapur.

Les lutteurs sont seulement vêtus d’un pagne, le langot, bien ajusté. Ils s’entraînent dans la fosse souvent remplie d’un mélange d’argile, de sel, de beurre clarifié et de citron. Les lutteurs ont entre 7 ans et 70 ans. Les plus vieux sont appelés les gourous. Les jeunes lutteurs sont dans une salle où sont disposés des tatamis. Ils s’entraînent sous la surveillance des plus âgés.

Le Kuttu Varisai

Parfois, le Kuttu varisai est perçu comme une composante du silambam. Il signifie “combat à mains nues” en tamoul. Il faut noter que le Varma Kalai, le silambam et le Kuttu varisai, sont intimement liés. Ils se confondent tellement que certains sont devenus des branches d’autres.

En effet, le Kuttu signifie Poing, ou main nue. Pour le pratiquer, on utilise la main, le pied, des coudes, les genoux, etc., presque tous les membres du corps, pour vaincre l’ennemi. Tantôt il est un art martial à part entière, tantôt il est une branche du silambam appelée “kai silambam”.

Le Silambam

Le silambam est un art martial indien. Il est précisément originaire de Tamil Nadu et du Kerala. Il est pratiqué dans le sud de l’Inde et dans d’autres pays d’Asie du Sud-est. Un praticien de cet art gagne en agilité, en coordination des bras et des yeux, en musculation, en endurance, en vitesse, etc. vous êtes invités à prendre des cours d‘arts martiaux à Cugy pour acquérir ces capacités.

En effet, cet art martial se pratique à l’aide d’un bâton, ou de deux dans certains cas. Par ailleurs, il peut être aussi pratiqué à mains nues. Il met en relation plusieurs rituels hindous et une panoplie de techniques originales.

Le Varma Kalai

Le Varma Kalai est un art martial originaire de l’Inde, plus précisément du Tamil Nadu. Signifiant littéralement “l’art des points vitaux”, il est composé du mot Kala (art) et de tamil Marmam (organes vitaux, articulations ou points faibles du corps).

Cet art martial est synonyme de Verumkai et désigne une bonne partie de l’enseignement. L’enseignement proposé est l’utilisation des points sensibles du corps pour soigner et combattre.

Par ailleurs l’étude de cet art martial va au-delà de l’apprentissage des techniques de combat. Elle vise en effet à former des individus équilibrés et sains. Il faut noter que cet art martial complet fait partie intégrante de la médecine, des massages traditionnels et des arts martiaux dans lesquels le Varma ou le Marma sont utilisés pour causer des dommages ou pour guérir.

De plus, une application de guérison nommée vaidhiya murai est utilisée pour le traitement de patients qui souffrent de spondylarthrite, de troubles nerveux et de paralysie. Au combat, son application est connue comme marma adi ou adi de varma, ce qui veut dire “point de pression frappante”.           

Le Varma Kalai est enseigné comme une technique de pointe parmi toutes les techniques de combats dépourvues d’armes indiens. Les grèves sont ciblées sur les veines, les nerfs, les articulations et organes, les os, les tendons, etc.

Add Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Pour recevoir nos offres en priorité
Inscrivez-vous

Inscrivez-vous